Nous serons ravis de vous accueillir à partir de 19h. Un espace de stationnement est prévu sur place pour votre confort.
Pour vous restaurer, le food-truck Ma Petite Folie sera présent et vous proposera une sélection de mets délicieux.
Le concert débutera à 20h avec une première partie musicale et instrumentale, suivie par une performance du groupe Blue Citron, qui nous fera chanter sur les plus grands classiques.
Tout au long de la soirée, vous aurez l’occasion de découvrir et déguster nos différentes cuvées.
Enfin, si vous souhaitez effectuer des commandes, celles-ci pourront être retirées sur place pendant l’événement, à condition d’avoir passé votre commande par e-mail au préalable.
Nous avons hâte de vous retrouver pour cette belle soirée.
Le passé viticole de la Normandie est méconnu mais riche, témoignant d’une époque où cette région, aujourd’hui associée aux pommiers et au calvados, produisait également du vin. Voici une exploration de l’histoire viticole normande :
Origines antiques et médiévales
Antiquité et arrivée de la vigne : La vigne aurait été introduite en Normandie dès l’époque gallo-romaine, bien que la région ne fût pas un centre viticole majeur comme d’autres parties de la Gaule.
Épanouissement au Moyen Âge :
Les moines ont joué un rôle crucial dans la culture de la vigne, notamment autour des abbayes. La vigne était cultivée pour produire du vin de messe.
La Normandie, comme d’autres régions françaises, était un territoire où la viticulture répondait autant à des besoins religieux qu’à des usages domestiques.
Un âge d’or viticole sous les rois de France
Expansion sous les Capétiens : Les rois de France encouragent la culture de la vigne dans leurs domaines. La Normandie produit alors des vins consommés localement et exportés vers les régions voisines.
Climat médiéval favorable : Entre le Xe et le XIIIe siècle, le « petit optimum climatique médiéval » offrait des conditions plus chaudes, idéales pour la viticulture. C’est à cette époque que de nombreux vignobles furent plantés.
Déclin à partir de la Renaissance
Compétition avec d’autres régions : Avec l’essor des vignobles du sud et du centre de la France (Bordeaux, Bourgogne, Vallée de la Loire), les vins normands perdent en popularité.
Conditions climatiques changeantes : Le « Petit Âge Glaciaire » (XVIe-XIXe siècles) a rendu la viticulture plus difficile en Normandie, avec des hivers rigoureux et des récoltes souvent compromises.
Expansion des vergers : La Normandie trouve sa vocation dans la culture du pommier et la production de cidre et de calvados, plus adaptés au climat.
Disparition au XIXe siècle
Phylloxéra et industrialisation :
Comme dans le reste de la France, la crise du phylloxéra au XIXe siècle détruit de nombreux vignobles. En Normandie, la reprise est jugée peu rentable.
L’industrialisation et l’urbanisation réduisent les terres agricoles dédiées à la vigne.
Dominance du cidre : La production de vin est peu à peu abandonnée au profit du cidre et du calvados, devenus emblématiques de la région.
Mon parcours n’était pas directement lié au vin. C’est une conjonction de facteurs et surtout la chance qui m’a permis d’arriver là où je suis.
Une passion agricole
Petit, nous habitions en ville mais les vacances à la campagne dans le Limousin et mon appétence pour la vie rurale m’ont amené à faire des études agricoles. Ce qui m’a toujours passionné, c’est le lien entre un produit fini, l’environnement où il est produit et les méthodes de production.
Autrement dit le terroir…
Du cidre à la vigne
Une fois cette passion trouvée, j’ai expérimenté plusieurs choses : syndicalisme agricole, tourisme gastronomique, organisation d’un salon dédié au cidre puis responsable d’exploitation dans un domaine cidricole.
Le vin m’a toujours intrigué et lorsque j’ai su que le Domaine des Arpents du Soleil, à deux pas de chez moi, était en transmission, je n’ai pas hésité un seul instant.
J’ai découvert un fondateur – Gérard Samson – passionné et passionnant et une histoire de plusieurs siècles, avec par-dessus tout un vin absolument exceptionnel. La suite s’est faite naturellement : mettre un fruit en bouteille, je savais faire ; il ne restait plus qu’à apprendre à cultiver la vigne et faire le vin… Tout un programme.
Le Domaine s’est développé en 3 phases : 1995 plantation expérimentale d’un demi hectare ; 2004 extension à 4 hectares ; 2015 plantation pour atteindre 6.6 hectares. C’est désormais une moitié en pinot noir l’autre en cépages blancs.
Pinot noir
Notre pinot-noir est vraiment très beau. Il s’exprime sur des notes de cerise amarena et une jolie bouche poivrée. C’est plutôt un vin de garde, son optimum est atteint à partir de 5 ans de bouteille mais il se garde sans problème jusqu’à 15 ans. Il représente la moitié des volumes.
Depuis quelques années, nous réalisons une micro-cuvée de macération de grappes entières avec les plus belles grappes mais cela ne constitue que 600 bouteilles par an.
C’est à l’aveugle, typé Grenache de Châteauneuf du Pape avec une finesse de pinot noir… Un nectar uniquement disponible au domaine.
Un journaliste du vin m’a même suggéré d’arracher les blancs et de ne faire que du pinot-noir !
Et le vin blanc ?
Les blancs sont au nombre de trois. Notre cépage le plus abondant est l’Auxerrois. Peu connu, il vient de Lorraine et est particulièrement planté en Alsace – notamment pour réaliser des crémants. Chez nous, l’Auxerrois est un vin riche, solaire, puissant avec un équilibre umami et une finale épicée. C’est assez déconcertant, il fait un très beau vin avec les cuisines du monde.
Nous avons ensuite le pinot gris. Depuis 2018, les vignes ont dû atteindre une profondeur suffisante pour en faire chaque année un concurrent sérieux à de beaux terroirs renommés, à en juger par les récompenses reçues au guide Hachette…
Enfin, nous réalisons un assemblage sur une base de Chardonnay (80%) fermenté et élevé en barrique. Un beau voyage gustatif, avec une ligne de crête recherchée d’équilibre entre le gras, l’acidulé, le boisé. Un vin fin et précis parfaitement équilibré.
40 000 bouteilles par an
Toutes ces cuvées représentent environ 225 hectolitres par an, soit 40 000 bouteilles, car nous embouteillons principalement en bouteilles de 50Cl. Cela va changer petit à petit car le marché demande plus de 75Cl.
Lorsque nous aurons terminé la conversion biologique de 3 ans, nous ferons une refonte complète du packaging, même si les étiquettes ont changé depuis 2022 afin de commencer la transition.
Nos vins sont dans le segment de prix des produits premiums. Comptez entre 12 et 40€ la bouteille. Ce sont des tarifs entièrement justifiés tant par la qualité intrinsèque du terroir et son potentiel que par les coûts de production.
Un travail manuel
Nous faisons un maximum de tâches à la main. La taille, le tirage des bois, l’ébourgeonnage, l’épamprage, le palissage et la vendange. On compte qu’il faut environ 1 temps plein pour 4 ha/an selon notre méthode de culture. Avec 6.6 ha, je ne peux pas y arriver sachant que j’ai par ailleurs de nombreuses autres tâches à réaliser.
J’emploie des saisonniers pour la taille, l’ébourgeonnage et les vendanges. J’ai également employé un quart-temps pour la vigne et j’ai un précieux autre mi-temps pour la partie administrative courante/préparation de commande/accueil au magasin.
Vers un passage en bio
C’est une équation parfois tendue à résoudre mais je crois intimement à la recherche de l’amélioration continue de la qualité. La première étape est la conversion bio et l’approche biodynamique pour une labellisation en 2027. La seconde sera une série d’investissements importants sur tous ces petits détails qui permettent d’aller chercher toujours plus de finesse et de singularité : vendanges en caissettes, thermorégulation, un deuxième pressoir pneumatique, élevages en amphores…
Il y a un tel potentiel créatif dans le vin que je ne pense pas que je pourrais en faire le tour !
Le domaine n’est pas là par hasard. Pour faire un grand terroir viticole il faut 3 éléments : une géologie et un sol d’exception ; un microclimat chaud et sec ; et des pratiques humaines.
Au cœur de la Normandie
Le domaine est placé dans le bassin Parisien. Comme le bassin est une superposition de dépôts calcaires concentriques, plus vous vous approchez du centre, plus il y a de strates et les plus récentes en superficie. Plus vous vous éloignez, plus les couches affleurantes sont anciennes. Une des couches les plus anciennes du bassin s’appelle le Bathonien Supérieur : c’est justement celle sur laquelle se trouve le domaine. Cette situation géologique est exceptionnelle et dûe à un effondrement de sol qui a crée une colline exposée sud-est en plein Cœur de la plaine céréalière de Caen ; dans le reste de la Normandie, cette couche est enfouie sous des mètres de sédiments. Ce qui est remarquable, c’est que ce calcaire est en fait le même que celui de la Côte de Nuit en Bourgogne. C’est parfaitement logique, puisque nous sommes diamétralement opposés à la Bourgogne par rapport au centre du bassin parisien…
Un climat idéal
Pour l’aspect climatique, c’est bien sûr ce qui peut le plus faire sourire. Il est vrai que la Normandie n’est pas réputée pour être aride. Sans être aride, le microclimat du domaine est pourtant particulièrement sec. Il n’y pleut que 600mm par an – soit moins que sur les vignobles de Bourgogne. Cela s’explique aisément. A l’Ouest du domaine, se situe le relief de la Suisse Normande, sur lequel se crée un effet de Foen. En passant par-dessus ce relief, les masses d’air humide refroidissent, créant des précipitations abondantes. En redescendant, l’air s’est déshumidifié et se réchauffe alors d’autant plus vite. Ainsi, arrivé sur la colline, le vent est sec et les nuages peu menaçants… Il faut le voir pour le croire mais ma femme qui travaille à Caen à 30Km ne vit pas du tout la même météorologie que moi sur une même journée… Je suis bronzé toute l’année et en tee-shirt dès la mi-mars…
Un savoir-faire unique
Pour ce qui est des pratiques, Gérard le fondateur s’est formé auprès des plus grands en Bourgogne, en Alsace, dans la Loire.
Il a appliqué ce qu’il a trouvé de meilleur pour lui au domaine. Ce dernier a recommencé très petit et de manière expérimentale avec 0.5hectares en 1995, lorsqu’il y avait encore des droits de plantation.
C’est dans un cadre posé par le ministère de l’agriculture que les bonnes pratiques culturales ont été définies, ainsi que les cépages adaptés.